Nous commercialisons des anesthésiques à usage professionnel dentaire, et l’utilisateur final n’est jamais le patient mais le chirurgien-dentiste. Si nous mettons en place la sérialisation, cela signifie pour nous, que les codes sont apposés en sortie du site de production et saisis dans le HUB européen, les produits sont ensuite acheminés sur notre plate-forme de distribution et c’est au niveau de la plate-forme que se ferait la désactivation des codes, avant expédition aux praticiens. Selon ce schéma, nous avons du mal à percevoir le réel intérêt de la mise en place de la sérialisation.

Les médicaments anesthésiques locaux destinés à l’usage professionnel des chirurgiens-dentistes et des médecins stomatologistes (“praticiens de l’art dentaire”) sont des médicaments soumis à PMO et entrent dans ce cadre dans la “sérialisation”.

Le règlement délégué européen en son article 23 c) et, en FRANCE, l’article R.5124-43 2° et 4° CSP prennent en compte et prévoient la distribution directe par les distributeurs en gros à ces praticiens, ce qui implique une désactivation au niveau du distributeur en gros de ces médicaments.

La “sérialisation” apporte aux praticiens la garantie d’origine et d’authenticité des médicaments acquis par la chaîne légale d’approvisionnements, ce qui constitue un des éléments de sécurité sanitaire dans les soins apportés aux patients.